Tintin Savateur
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LES CHRONIQUES DU BATONNEUX FOU

TINTIN, grand reporter, Savateur belge, roi de l'esquive et canniste international

Escrime aux bâtons, au sabre, au gourdin, combat pied-poing, Tintin a tout expérimenté au cours de ses aventures. Son style de combattant évolue avec son évolution personnelle. Relisons les albums de Tintin et redécouvrons tout simplement son art du combat.

 

TINTIN AU CONGO
Dans le bateau qui l’emmène au Congo, Milou découvre à ses dépends le bâton de Joinville manié par un passager clandestin peu amical envers les chiens. C’est la savate qui permet à Tintin de mettre hors service un singe agressif avec un coup de pied frontal. Il se fait juge-arbitre de boxe dans une rixe entre deux autochtones. Spécialiste du bâton, le passager clandestin, dans un brisé puissant , assomme Milou et son maître avec une canne d’arme locale, un gourdin universel. Revanchard, Tintin assomme quelques temps après ce batonniste trop violent avec un direct du droit. Mais son combat n'est pas terminé. Adepte du bâton de Joinville, ce bandit, tente un latéral croisé malheureux avec un fusil. Déséquilibrés ils termineront leur corps à corps 30 mètres plus bas dans une mare aux crocodiles. On peut raisonnablement penser que le Sorcier l’initiera à l’art de la guerre à la sagaie. Mais Tintin n’a pas voyagé assez au sud pour connaître la canne Zoulou.

TINTIN EN AMERIQUE
En Amérique
Tintin combat la pègre d’Al Capone. Le brisé avec chaise lui permet de se faire la main sur les gangsters. Après un apprentissage douloureux, il maîtrise l’esquive de matraque. Mais c’est dans l’art du bâton à cheval qu’il excelle en désarmant ses adversaires en combat, au gallot dans les plaines du Far-west. Il découvrira la canne parapluie en assistant à un combat sanglant entre le détective de l’hôtel Mike Mac Adam , voleur de Mirza et une vielle dame propriétaire de la dite chienne et d’un parapluie. Tintin s’entraîne également au bâton sur la police américaine. L’art de l’épée à double tranchant et les parades contre canne-épée n’ont pas de secret pour lui. Il terminera son épopée américaine par un combat à la canne d’arme (un demi haltère !) contre une armée de gangsters.

LES CIGARES DU PHARAON
Sur le bateau qui l’emmène à Port-Saîd Tintin fait la connaissance du professeur Philemon. Ce dernier a maille à partir avec Rastapopulos. Le milliardaire est sur le point d’envoyer un direct du droit au professeur tout en le maintenant au collet avec son autre main lorsque Tintin dévie le bras alpagueur par une parade très réussie au niveau du coude de l’adversaire. Les Dupondt tentent d’appréhender Tintin par intimidation avec leur canne utilisée comme tonfa. Le tombeau pharaonique se révèle riche en peintures égyptiennes où l’on découvre subtilement l’art de la guerre de Pharaon et l’art du bâton court en particulier.
Dans le désert, Tintin interrompt un tournage à coup de crosse de fusil, son latéral croisé est presque dans un plan horizontal parfait. En tenue saharienne les Dupondt s’essayent à un double brisé de canne sur une tête autochtone avec résultat semble-t-il. Un des hôtes du bungalow est l’heureux propriétaire d’une pièce unique de l’art indien, un Khouttar à lame dite ‘’langue de bœuf’’, délicate à utiliser. Tintin montrera son art de la self défense en désarmant le professeur Philemon devenu fou. Par un crochet sur soupière, le reporter s’échappe d’un asile de fou.Tintin a également des qualités   de gymnaste de trampoline sur ventre mou. Dans le train, les Dupondt démontrent une fois de plus leurs qualités cannistiques en assommant le contrôleur à la place de Tintin. Quant à lui Milou doit faire face à une meute d’indous armés d’outils agricoles dévoyés de leur fonction première. Sur l’éléphant du maharadjah Tintin fait une démonstration éclatante de combat en corps à corps contre tigre. Pour mettre hors d’état de nuire le fakir - un adepte de la mini sarbacane empoisonnée - ils s’essaye au bâton de Joinville sans succès. Lors l’assemblée générale de la Confrérie du Cigare, Tintin sera plus chanceux avec son bâton, il en assommera six à la chaîne.   C’est vraisemblablement au cours de ce voyage qu’un fakir l’initiera au silambam, l’art du bâton indien.

 

 

 

LE LOTUS BLEU
Prenant la défense d’un porteur chinois, Tintin casse la canne de Mr Gibbons, blanc tout puissant de la Concession internationale. Visiblement la baston au fond d’une cellule avec trois gros costaux militaires indiens tourne à l’avantage de Tintin. Il envoi tout simplement les trois armoires à glace à l’hôpital. Le combat est censuré. Des bras cassés suggèrent l’utilisation de clefs de bras ou de chutes non contrôlées. Judo et aïkido font donc partie du bagage technique de Tintin.

Plus tard, en Chine, dans les fumeries d’opium du Lotus Bleu,   il est initié à l’art du bâton long (le bo), et à la voie du sabre (Iai do) par Didi sur la voie du renoncement. Wang Jen-Ghié, père de Didi est propriétaire d’une canne d’arme d’apparat du plus bel effet. Le policier japonais Mr Mitsuhirato reçoit deux corrections mémorables par Tintin à quelques jours d’intervalle. La violence du combat est également censurée. Tintin confronte ses techniques de combat avec les techniques d’autres cultures, il en ressort vainqueur incontesté.

L’OREILLE CASSEE
Le secret de la forme physique irréprochable de Tintin est révélé dans L’oreille cassée. Un échauffement matinal rythmé par la TSF apporte à notre reporter l’énergie dont il a besoin au quotidien. Le Colonel Ronchont introduit le sabre d’abordage dans les aventures de Tintin et Milou. Au cours des aventures du Reporter du Petit XXème ce sabre protégeant complètement la main est une arme régulièrement utilisée au cours des albums (Le Trésor de Rackham Le Rouge…). Les locataires de l’immeuble sis 21, rue de Londres sont également des adeptes du parapluie noir, du balai de concierge et du revolver à barillet. Le perroquet bavard Balthazar est l’enjeu d’une rixe à la canne contre poings et donne le ton de l’album, la canne est cassée lors d’un affrontement sauvage. C’est le premier album où les combats d’opposition sont nombreux et non censurés comme dans le Lotus Bleu.

Signe des temps, Tintin ne doit qu’à sa bonne étoile d’échapper aux différents lancers de couteaux dont il est victime. L’esquive instantanée des projectiles (balles, armes de jet…) pratiquée dans Matrix ou dans Blade n’est pas encore connu. Le colonel Tintin manie le sabre avec persuasion contre Pablo, tour à tour terroriste ou révolutionnaire démocratique suivant le sens du vent.

Dans la forêt tropicale amazonienne, l’explorateur Ridgewell initie Tintin à l’art de la sarbacane longue. Les Bibaros, adeptes du gourdin universel sont les acteurs d’une des plus belles bagarres de bâton de Joinville contre savate, le spécialiste y devine des latérals croisés et des brisés de réducteur de tête, le tout dans un cadre luxuriant de sous-bois de jungle. Le chef des Arumbayas, Kaloma possède un bâton d’arme d’apparat. Dans un nouveau combat contre deux militaires multi camps, armés de fusils, Alonzo Perez et Ramon Bada, Tintin confirme la qualité de son poing droit, très efficace et percutant. Quelques minutes plus tard, Alonzo Perez combat sauvagement à la rame dans le style du bâton français; l’aire de combat est une pirogue et elle est délimitée par un fleuve infesté de pyrhanas, nul besoin d’arbitre pour condamner la sortie d’aire de combat.

L’ILE NOIRE
Les trafiquants mettent hors de service Tintin et le chauffeur de taxi par un latéral extérieur avec matraque exécuté avec force et précision. Dans la maison du docteur Muller, Tintin en vient au corps à corps avec le docteur. Les forces en présence sont égales. L’issue du combat est incertaine. Le râteau est définitivement une arme dangereuse, tous y ont goûté chacun à leur tour. Dans le pub   White Hart, les Dupondt font usage de leur canne pour intercepter, bloquer et étrangler Tintin. De par leurs formations policières, ils ont eu accès à l’art de la self défense au bâton.

Au sommet de la tour de L’ile noire, Tintin utilise péniblement son bâton de marche pour assommer le gorille, sans succès. C’est grâce au Kiai, le cri-qui-tue de Milou que les héros seront sauvés. Le propriétaire du gorille est barbu, il est passé maître dans l’art du fouet, cependant il est chauve, ce ne peut donc pas être un clin d’œil à Maurice Sarry, fondateur de la canne de combat moderne (1970). L’Ile Noir a été éditée en 1956. La censure ne nous permettra pas de voir comment Tintin assomme les deux faux-monnayeurs dans l’imprimerie clandestine. Par contre Tintin exécute un très joli croisé tête avec un rouleau encreur – efficace -   3 faux-monnayeurs au tapis. Couché par terre Tintin exécute un fouetté au visage du Maître es fouet, ce coup de savate est de toute beauté, le kilt relève la qualité technique du geste.

 

 

 

 

 

 

LE SCEPTRE D’OTTOKAR
Au cours de cet album Tintin cours plus qu’il ne se bat. Dans les jardins du Palais de Syldavie, face un garde d’opérette armé d’un sabre, Tintin anticipe l’attaque, et d’un crochet met hors service le capitaine des Gardes. Une prompte esquive réglera le sort des 2 attaquants suivants. Milou, dans un croc en jambe avec croc fait chuter le 3ème assaillant, un lancé de matraque aura raison de l’assaillant au couteau. Au château de Kropow, dans la salle du sceptre, les Dupondt font une démonstration curieuse d’armé de latéral extérieur avec jet final de la canne, fac-similé du sceptre volé. Dans le parc, au-delà des douves Tintin exécute une interception de voleur de sceptre digne d’une finale de rugby, le tacle y est parfaitement maîtrisé. Il récidive ses interceptions musclées en chutant de trois mètres sur le voleur bordure à un mètre de la frontière. Il est décoré de la distinction honorifique de chevalier du Pélican d’Or, le seul titre qu’il aura durant toutes ses aventures.

LE CRABE AUX PINCES D’OR
Sur les docks Tintin ne doit son salut qu’à son art de l’esquive, la caisse de sardines s’écrase à quelques centimètres de ses pieds. La censure a empêché la visualisation d’une belle bagarre entre Tintin et le contrebandier qui l’a attaché à fond de calle. Par contre Allan semble être un spécialiste du crochet du droit sur ses collaborateurs, et de préférence lorsqu’ils sont attachés.

Dans l’hydravion pris en plein orage, le capitaine Haddock s’exerce   au brisé avec bouteille vide sur tête arrière de Tintin. Milou vient au secours de son maître dans le désert en réalisant un très orthodoxe croisé tête avec un os de chameau, le deuxième essai s’avèrera le bon. Le capitaine Haddock connaît mal la canne de combat, son latéral extérieur a une trajectoire inversée, et le fusil qui fait office de canne se termine sur son occipital. La connaissance ne s’improvise pas ! Dans les ruelles étroites le capitaine est également mis à mal par une foule bien décidée à le bastonner. Il recevra d’ailleurs une vrai bastonnade par le comparse d’Allan dans les caves remplies de boites de crabe à opium. Sous l’emprise de l’alcool, notre capitaine semble avoir des compétences décuplées de combattant. Mais la matraque de la Police a raison de sa colère. Allan tente de s’échapper en hors-bord, Tintin combine alors un brisé sur main avec manivelle associé à un lancé de filet digne du meilleur gladiateur rétiaire romain.

L’ETOILE MYSTERIEUSE
Le prophète fou annonce l’apocalypse avec un brisé sur gong. A la proue du bateau qui l’emmène sur l’île mystérieuse, tel Léonardo Di caprio, Tintin se tient au bastingage, il remplit ses poumons d‘air pur et prend un paquet de mer. Cette scène sera reprise dans le célèbre film « Titanic ». Bataillant contre les éléments ils n’ont pas le cœur à se battre entre eux. A l’approche de la fin de monde ou de l’apocalypse les priorités sont autres.

LE SECRET DE LA LICORNE
Dans Le secret de la licorne, les Dupondt   - collectionneurs de cannes d’arme - écument les brocantes à la recherche de pièces authentiques. On n’a aucune information sur l’utilisation du lot de canne Fayet qu’ils achètent à crédit. Les escaliers seront les principaux adversaires des Dupondt, les escaliers seront toujours vainqueurs. Le capitaine Haddock a hérité d’un sabre d’abordage de style XVIIème . Bien qu’ayant fait ses preuves en combat de flibuste, le sabre s’avère moins performant que le lustre de l’appartement du capitaine. Le château de Moulinsart pourrait être classifié en musée pour la collection d’hallebarde, pics, sabres et couteaux qu’il renferme. Tintin innove dans son combat contre le domestique Nestor et remplace la canne par un combiné téléphonique en formica, voisin par son poids de la canne d’arme lestée. Imaginatif, il met hors d’état de nuire les frères Loiseaux dans un combat inédit à l’aide d’une hallebarde. Il récidive son spécial dans les bois de Moulinsart cette fois-ci ave un bâton-fourche (Il avait appris ce spécial dans le crabe aux pince d’or alors qu’il était faux mendiant, il a fait trébuché Allan avec son bâton). Dans cette aventure, l’art de l’esquive l’a déjà sorti au moins deux fois de mauvais pas. Nestor a quelques connaissances de bâton de Joinville et le fait savoir à Tintin par un latéral extérieur et au frère Loiseaux par un latéral croisé.

LE TRESOR DE RACKHAM LE ROUGE
Avec Le   trésor deRackham on découvre un Capitaine Haddock passé maître dans la mythique savate marseillaise (désolé Luc Cerutti, mais le bon mot capitaine-port-marseille-savate prévaut sur la vérité historique, bien sûr que la savate marseillaise n'existe pas, j'ai lu ton livre...), une dizaine de ‘’pirates d’eau douce’’ s’enfuient devant cette puissance maîtrisée . Sur l’île au trésor, Dupont fait la démonstration de sa maîtrise du latéral extérieur sur crabe et pied de Dupond. Tintin et le capitaine Haddcok terminent leur chasse au trésor dans les sous-sols du château de Moulinsart, avec une épée à double tranchant pour Tintin et une hallebarde pour le capitaine. Le combat contre Tryphon Tournesol n’aura pas lieu. Avec le secret de la licorne et le trésor de Rackam le rouge, c’est toute l’épopée de la flibuste qui est balayée.

 

 

 

LES 7 BOULES DE CRISTAL
Chacun a sa spécialité, le général Alcazar est spécialiste de lancer de couteaux et le capitaine Haddock professionnel du lancer de brique. Les outils de combat ont évolués, le revolver utilisé en Amérique est remplacé par des boules de cristal, des volets qui claquent sur le nez et des boules de feux qui déstabilisent l’adversaire (pot de fleur pour le capitaine Haddock).

LE TEMPLE DU SOLEIL
Le crachat de lama est une nouvelle arme bactériologique et psychologique, elle sera utilisée plusieurs fois bien qu’interdite par la Convention de Genève. Pour tenter de sauver Typhon tournesol, Tintin n’hésite pas à utiliser son crochet du droit sur Chiquito. Dans sa rixe avec Pedro et son compère, l’esquive - encore et toujours - lui permet de mettre hors service ces deux grosses brutes. Lors de sa balade sur la cordillère des Andes, un coup de talon de sa canne d’arme favorite - le fusil - assomme un bandit de grand chemin. Les éléments sont trop sauvages et le fusil est leur seule solution. En monde inca, sa connaissance encore limitée de la boxe française ne lui permet pas de   vaincre et il prend la pâtée, à un contre dix. Avec l’énergie du désespoir, le capitaine Haddock lance un joli coup de pied latéral dans l’estomac d’un soldat inca.

LE PAYS DE L’OR NOIR
Une méprise à propos d’un coup de bâton malheureux d’un marin donne lieu à un échange musclé ou le style d’esquive de Tintin s’affirme. Dans le désert, le professeur Muller - également adepte du bâton de Joinville - assomme Tintin malgré une tentative de parade avec corps de fusil. Les Dupondt sont nettement moins bons en combat à main nu, ils se font littéralement étrillés par la population dans la ville arabe.

Devenu rat d’hôtel dans la nouvelle maison du Docteur Muller, Tintin prend sa revanche contre un   docteur-professeur pourtant armé d’un revolver en lui décochant un crochet du droit et un lancer de mur inverse.

OBJECTIF LUNE
Fervent d’innovation, le professeur Tournesol expérimente un casque de combat en plexiglass spécial, les tests au marteau sont concluants. Dans les laboratoires nucléaires les Dupondt démontrent leu connaissance des clefs de bras avec ou sans canne sur la personne de Mr Wolf, ingénieur. La savate-bâton-défense semble une seconde nature pour eux. Cependant ils ne semblent pas maîtriser la garde de combat inhérente à   la canne. Ils la prennent à deux mains comme au bâton de Joinville. Ils ont découvert les prémices de la canne-chausson (panache). Le prototype de tenue de combat-scaphandre intersidéral est testé par le capitaine Haddock, ses mouvements pied-poing dénotent une fois de plus de sa maîtrise de la savate des marins (c'est promis Luc, j'arrête...).

ON A MARCHE SUR LA LUNE
Dans son épopée   intersidérale, Tintin expérimente une tenue de canne de combat indestructible, le scaphandre orange sert également à se promener sur l’astre de la nuit. Le scaphandre ne permettra pas les fentes avant mais les sauts d'attaque ou d'esquive gagnent en puissance et en efficacité sur la Lune. Au fond de la fusée qui le ramènera sur Terre, Tintin, pris par surprise, est assommé par une matraque basique du capitaine renégat du Sceptre d’Ottokar.

L’AFFAIRE TOURNESOL
On rencontre peu - voire pas - de combat réel. La course poursuite est le thème de cet album. Tintin y applique le précepte bien connu, « ne pas être là quand le coup arrive ». Il réfléchit intelligemment et anticipe.

COKE EN STOCK
Dans l’album Coke en stock, la présence d’Abdallah au château de Moulizar s’apparente à une guérilla de chaque instant. L’avion en feu donne lieu aux plus beaux crochets de tous les albums de Tintin et Milou. Un passager en furie envoie un puissant crochet du droit au Capitaine Haddock. La contre-attaque de Tintin sera explosive et l’ensemble du corps du reporter part à la rencontre du menton du forcené qui capitule K.O.. En quête d’innovation Tryphon tournesol expérimente la volte avec patins à roulettes motorisés, aidé en cela par Abdallah toujours disponible envers son prochain. Dans les grottes cachées du dessert, Milou gagne vaillamment son combat contre un guépard grâce à une parfaite maîtrise du fléau d’arme (chaine-pierre). Sur le bateau de contrebande d’esclave, le capitaine Haddock a de nouveau maille à partir avec la foule. Un paquet de mer expédié judicieusement par Tintin viendra solder le problème. Peu rancunier, un de ses adversaire lui sauvera d’ailleurs la vie en désarmant le trafiquant d’esclave adepte du poignard recourbé.

 

 

 

 

 

TINTIN AU TIBET
Tintin se bat uniquement contre lui-même et les éléments. En rêve, Tournesol lui assène un brisé de bâton de Joinville. Les prêtres bouddhistes tentent d’arrêter Milou avec leur bo. Mais sans maîtrise de la distance ils se cognent mutuellement. Un peu plus loin, trois moines soldats arment un latéral extérieur avec un bâton relativement conséquent et pourtant ils le tiennent à une main et tentent de réduire Milou au silence. Le réveil du capitaine Hadock dans la lamasserie est angoissant, les divinités bouddhiques sont en position de combat et l’une est armée d’un poignard. Ils s’avéreront simplement de joyeux drilles. Le capitaine Haddock devenu alpiniste n’a pas les compétences d’esquive de Tintin. Sa rencontre percutante avec le Yeti lui laissera un arrière goût de bombe atomique.

LES BIJOUX DE LA CASTAFIORE
Le capitaine Haddock éprouve le besoin d’avoir une canne de marche. Peut-être est-ce l’expérience d’alpiniste himalayen qui en est la cause. Nos héros auront toutes les difficultés à rester sur leur deux jambes durant la présence de la Castafiore et de ses bijoux. Le marbre défaillant d’une marche de l’entrée de Moulinsart met à mal leur équilibre à tous. Pour la première fois les Dupondt trouvent un canniste plus efficace qu’eux en la personne de Madame Irma, habilleuse de la Castafiore. Madame Irma n’est pas manchote et en découd avec des latéraux extérieurs bien appuyés sur les deux détectives.

VOL 747 POUR SIDNEY
Dans le vol 747 pour Sidney, le professeur Tournesol fait une démonstration sans faille de ses capacités physiques et sportives. Il a pratiqué presque tous les sports, le tennis, la natation, le football, le rugby, la lutte, la boxe anglaise mais sa spécialité est la boxe française c’est-à-dire la savate.
Son spécial est le coup de pied figure. La démonstration nous laisse sans voix.
Prisonnier de Rastapopoulos, Tintin s’échappe de son bunker-prison par un coup direct en garde inverse sur deux bandits. Les combats se sont modernisés, la mitraillette dernier cri a remplacé le poing et la canne. Dans les profondeurs secrètes de l’île inconnue, pour la première fois à l’écran Tryphon Tounesol se bat, il met une sévère raclée au milliardaire tricheur Carreidas. Sur ce haut lieu de la connaissance extra-terrestre et des capacités psychiques supérieures, Tintin est venu chercher l’illumination, il aura des capacités prédictives de combat. Désormais il anticipe l’action de l’adversaire, il est devenu un Eveillé.

TINTIN ET LES PICAROS
Dans la jungle arumbayenne, Tintin retrouve un vieil ami, l’explorateur Ridgewell. Les Arumbayas se sont écartés de la Voie de la parfaite sarbacane et ils sont devenus alcooliques. Les découvertes pharmacologiques du Professeur Tournesol résoudront cette dépendance à l’alcool ; la canopée de la jungle avait fournis à Tryphon les nouvelles molécules nécessaires à ses expériences. Les Joyeux Turlurons, société philanthropique animée par Séraphin Lampion, se prêtent de bonne grâce une exhibition de canne artistique. Les aventures de Tintin se terminent sur un moulinet de matraque militaire de type Alcazar ou Tapioca, les modèles et les résultats sont identiques.

CONCLUSION
Le jeune Tintin débute sa carrière de grand reporter avec un bagage de combattant hors paire. Il est presque certain qu’il a été initié, dès son plus jeune âge au combat de rue et à la savate belge. Bien que capable de rosser sévèrement ses adversaires, Tintin préfère esquiver les attaques vraisemblablement pour ne pas blesser ses adversaires ! Le professeur Tournesol ne peut pas ne pas lui avoir transmis son savoir de boxe française, l’art de la savate qu’il affectionne tant.

Combattant universel, Tintin fait corps avec son environnement et en utilise toutes les ressources. Dans les cigares du pharaon, il utilise une felouque pour sortir du bateau où il est maintenu prisonnier. Son sens de l’improvisation est digne du meilleur des ninjas. Rompu au maniement de toutes les armes Tintin se fond dans son environnement par l’art du déguisement juste qui sied à tout ninja confirmé. Il tient cette science des Dupondt, ethnologues et grands spécialistes des déguisements folkloriques de la planète Terre.

Reçu dans le monde entier, Tintin a une envergure de canniste international. Il a pratiqué son art sur les aires de combat les plus inédites. Il est cependant plus batonniste que canniste. Son style est celui du bâton français (main ciel, main terre). Il ne semble pas connaître la méthode du bâton fédéral (main terre, main terre). Les Dupondts sont eux des cannistes dans l’âme.

 

 

 

 

 

Au fil des albums les combats d’opposition se font plus rares. En vieillissant, Tintin se tourne vers des disciplines plus pacifiques. Dans les Bijoux de la Castafiore il médite et fait du yoga. Tintin doit certainement devenir UN SAGE et découvre sa capacité à régler les problèmes et conflits sans combat.

Juin 2006 – Version 1.1 du 12/08/2006 - Chronique du Bâtonneux fou - Contact : bfcanne@gmail.com

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Copyright(c) 2005 - Mise à jour 12/08/2006 -O.G.M. by J.M.H.